Recette : le Chili "con carne" végétarien ou comment je suis devenue végétarienne

jeudi 14 février 2019


Un article un peu particulier aujourd'hui, puisque je vais vous parler de mon "coming-out" culinaire ! 
Depuis le début de l'année, j'ai décidé de devenir végétarienne. Oui. 

Cette volonté de bouleverser mes habitudes alimentaires ne m'est pas venue du jour au lendemain. Il y a déjà quelques mois, voire années que je m'intéressais au sujet, et j'ai lu et visionné moult articles et vidéos avant d'oser franchir le cap en ce début d'année.
Diverses raisons m'ont poussées dans ce choix alimentaire. Je vais vous les exposer, non pas dans le but de vous convaincre de devenir végétarien(ne), mais pour vous montrer ce qui me pousse moi, personnellement, à faire ce choix.

Mais tout d'abord être végétarien c'est quoi ? 

Une personne végétarienne ne consomme pas de chair animale, c'est à dire qu'elle ne mange ni viande, ni poisson, ni crustacés, mais elle peut, à la différence du végétalien qui bannit tous les produits d'origine animale, manger des œufs, des produits laitiers (yaourts, beurre, fromage, etc...) et du miel par exemple.

Est-ce qu'il y a des risques de carences ?

Il n'y a pas de risques de carences plus importants dans un régime végétarien que dans un régime omnivore. Dans l'un comme dans l'autre, il faut veiller à équilibrer correctement les repas pour ne manquer de rien. 
Il n'y a pas que la viande qui contient des protéines et du fer. Par exemple, 100g de bœuf à une teneur équivalente en protéines que 4 œufs, ou 400g de lentilles cuites, ou 80g d'amandes. 

Les protéines sont constituées d'acides-aminés qui jouent un rôle fondamental dans le fonctionnement notre organisme. Certains doivent obligatoirement être apportés par l'alimentation car il ne sait pas les fabriquer. 
Il faudra donc veiller à varier l'origine des apports en protéines, car hormis l’œuf, aucune protéine animale ou végétale ne possède à elle seule un apport optimal en acides aminés essentiels .

Petit bémol pour le régime végétalien. Puisqu'il exclut les œufs et les produits laitiers, il faudra obligatoirement supplémenter en vitamine B12 puisqu'on ne la trouve pas dans les végétaux. Mais pour ça, mieux vaut ne pas prendre de risque et aller consulter son médecin.

Pourquoi ai-je pris la décision de devenir végétarienne ?

- Raison 1
Je n'ai jamais vraiment aimé la viande rouge. A part les steaks hachés, mon choix se portait principalement sur le poisson, les viandes blanches, et... la charcuterie (qui n'aime pas ça !).
Alors pourquoi m'obliger à manger quelque chose que je n'apprécie pas spécialement, tout ça parce que le modèle classique du repas veut que l'on combine une viande et des légumes/féculents ? 
Après presque 2 mois de végétarisme, la viande ne me manque absolument pas. J'avoue en revanche qu'en passant devant le rayon charcuterie c'est un peu plus difficile et que je craquerais bien pour des rillettes ou du pâté de campagne (avec des cornichons).

- Raison 2
Parce que je ne veut plus cautionner les horreurs de l'élevage et de l'abattage de la majorité des animaux destinés à la consommation humaine.
Dans les élevages intensifs de poulets de chair par exemple, le lendemain de l'éclosion, les poussins sont enfermés dans d'énormes poulaillers sans fenêtres qui peuvent renfermer jusqu'à 40000 individus (moins d'une feuille A4 par animal). La lumière est laissée en permanence pour empêcher les volailles de dormir et les inciter à manger plus. Ils atteignent leur poids d'abattage 2 fois plus rapidement qu'il y à 30 ans, entre 38 et 40 jours. 
Dans les élevages de poules pondeuses, les poussins mâles (qui ne produiront donc pas d’œufs), sont étouffés dans des sacs plastiques ou broyés encore vivants. Même pratique avec les canetons destinés à faire du foie gras.
Je te passe le cas de la vache laitière, mais si ça t'intéresse, je te laisse aller voir cet article.
Et ce n'est que des exemple parmi d'autres ! Comment rester insensible face à de telles pratiques ? 

- Raison 3
Pour la planète. Parce qu'il faut 15500 litres d'eau pour produire 1kg de viande contre 1800 litres pour 1kg de soja. Parce que 40% des céréales cultivées dans le monde servent à nourrir le bétail, alors que ces terres pourraient directement être utilisées pour la culture des céréales à consommation humaine. Parce la production industrielle de viande en masse nécessite beaucoup d'espace (déforestation), de nourriture (pesticides, engrais, antibiotiques), d'eau et de transports (CO2).
Parce que l'élevage des animaux destinés à la consommation est responsable de 15% des émissions totales de gaz à effet de serre (plus que les transports). Et parce que les ruminants sont responsables de presque 40% des émissions de méthane dont le potentiel de réchauffement est 20 fois supérieur à celui du CO2.

- Raison 4
Pour ma santé. Le régime végétarien réduit les risques de maladies cardio-vasculaires, car il exclut les viandes et poissons qui sont naturellement riches en acides gras saturés que nous consommons aujourd'hui en excès par rapport à nos besoins réels. Ce régime réduirait aussi le risque de certains cancers, notamment du côlon et du sein.
Et enfin, il réduirait le risque de développer un diabète. Les fibres ont un rôle dans la régulation de la glycémie, or, la consommation de fibres est souvent insuffisante dans un régime omnivore.

Toutes ces raisons mises bout à bout m'ont convaincues dans mon intention de commencer une transition vers le végétarisme.

Par ailleurs, vous n'êtes pas sans savoir que je n'aime pas cuisiner. Et le fait de devenir végétarienne m'a permis de m'intéresser à de nouveaux aliments jusqu'alors ignorés, et de commencer à m'amuser un peu en cuisinant. Je commence donc à prendre un (tout petit) peu de plaisir à cuisiner de nouveaux plats, pour découvrir de nouvelles saveurs.

Ceci étant dit, le chili con carne était un plat que je cuisinais déjà "avant". Il n'a donc pas été très compliqué de l'adapter au régime végétarien, puisqu'il a suffit de remplacer la viande hachée traditionnelle par des steaks végétaux à base de soja.

La recette 

La voici donc, la voilà, la recette du Chili con carne (sans carne) que vous attendez tous !
Comme toujours, il s'agit d'un plat hyper simple à préparer, puisqu'il suffit de mettre tous les ingrédients dans la casserole et de laisser mijoter. Et quand c'est simple, moi ça me va !

Les ingrédients (pour 2 personnes) :
- 200 g de steak végétal
- 1 boite de 400 g de haricots rouges
- 1 boite de 400 g de pulpe de tomate
- 1 boite de maïs
- 1 oignon
- des épices pour chili
- cumin
- sel, poivre, ail

On commence par émincer l'oignon et on le fait revenir dans un peu d'huile d'olive ou de margarine. On ajoute les steaks que l'on aura préalablement émiettés. On laisse cuire quelques minutes, puis on ajoute tout le reste des ingrédients.
Pour les épices, je fais un peu au pif, donc c'est selon vos goûts, mais on va dire que je mets environ 2-3 cuillères à café de mélange pour chili et de cumin.
On rajoute 1/2 verre d'eau et on laisse mijoter 20-25 minutes (vous voyez qu'avec moi la cuisine n'est pas une science exacte !).

Tadam c'est prêt ! 
On le sert avec un peu de riz, et on n'a plus qu'à se régaler !
Bon appétit !!!


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